La Défense de Communiquer.

Article écrit par : Ad Case https://adcasecom.agency/blog

La Défense est un sujet vaste. Il fait référence à la capacité du pays à se défendre, mais la période actuelle montre une perception par l’opinion de terrains de « défenses » multiples. La question est peut-être de comprendre ce qu’il faut intégrer dans la Défense Nationale, les éléments de paix intérieure étant la plupart du temps du domaine des forces de l’ordre. Les agressions violentes d’origine terroristes, trafic, ou simples faits divers se confondent dans des statistiques particulières.

La médiatisation actuelle associée à l’émotion légitime maquille sans le vouloir une réalité stable. On pourrait dire malheureusement stable, en dehors de faits particuliers (2015-16).

Ce qui a changé, c’est la similitude des faits de guerre, comme le terrorisme sur le territoire national, avec les crimes de droit commun. L’une des conséquences sur l’opinion est que l’insécurité devient un thème qui passe de récurrent à prioritaire, mixant l’ensemble des dangers, alimenté également par la période pré-électorale toujours favorable à ces thèmes. Les derniers sondages (Ifop pour le JDD) donnent la mesure : pour 86% des français la lutte contre l’insécurité sera importante dans leur vote 2022.

Et si l’armée (dont ses cadres) doit se taire pour des raisons éthiques et historiques, l’Etat représenté par Florence Parly sur le sujet des armées a droit de parole. Le silence est pourtant la règle aussi pour l’Etat, à tort, car les éléments de communication qu’il serait possible de rendre visibles, sans trahir de stratégie ou de secret, seraient à même de rassurer les français, ou a minima, de les informer. Il y a toujours, dans l’absence d’information de la part d’un ministère, un lien que les français font avec leurs impôts. Un compte rendu médiatisé des dépenses n’est par conséquent jamais malvenu. Par ailleurs cela ne laisserait pas les « tribunes » se mêler de politique : « Nos aînés ont raison » : des militaires signent une nouvelle tribune – Le Point . Dans le monde, les dépenses mondiales de la Défense représentent entre 2% et un peu plus de 3% du PIB suivant les pays. La France investit finalement peu au regard des moyennes mondiales, mais l’Europe est une forme de verrou de sécurité supplémentaire aux forces nationales :

Dans le domaine de la Défense, rares sont les pays puissants isolés. Pour la France, qui est européenne par ses accords sur le sujet, le pire serait de ne pas avoir assez d’organisation, et par ce fait de n’être pas efficace. Aujourd’hui, même si l’Ukraine reste un point sensible et fort de surveillance, la protection des états européens est en activité sur le terrorisme importé ou local, et sur la surveillance générale des trafics. Les activités militaires sont essentiellement extérieures et portées sur la protection soit des Etats, soit des acheminements humanitaires, pour résumer. Les missions européennes de défense peuvent également compléter les missions nationales, comme c’est le cas au Mali pour de la formation militaire. Mais il n’existe pas « d’armée européenne » au même titre qu’il n’existe pas « de gouvernement européen », mais des coopérations, comme le Conseil franco-Allemand de Défense et de Sécurité, dont voici les conclusions :

Ce qu’il serait bon d’exposer aux français, par des communications régulières, c’est la manière dont fonctionne cet ensemble, où chaque Etat participe ou bénéficie de la coordination européenne en fonction des missions, ou des dangers potentiels (aujourd’hui les communications se bornent à des spots sur le recrutement). Il faudrait dire clairement que les Etats restent responsables individuellement de leurs stratégies et que l’Europe peut constituer un recours  » à la marge » de moyens militaires ou stratégiques pour permettre au pays demandeur de réussir telle ou telle mission. La notion d’équipe, dans l’approche de Défense européenne, est centrale, et doit se communiquer, en particulier lorsque les Etats, dont la France prennent le risque d’un repli politique d’extrême droite, propre à couper ou diminuer les ponts de collaboration militaire. Les entreprises savent travailler ces communications, et l’image ne serait pas inutile pour la Défense :

Aujourd’hui, à quelques encâblures des élections présidentielles, l’humeur française est à l’inquiétude et au repli sur soi, creuset des nationalismes. C’est non seulement dommageable pour l’activité en général, mais également injustifié compte tenu des sorties de crise qui s’annoncent. Mais la notion de sécurité reste une angoisse individuelle, qui ne peut se gérer comme n’importe quelle crise sociale. Il faut dire ce qu’on fait, et les résultats qu’on obtient. La Défense nationale n’ a pas à rester muette pour parler de ce qu’elle fait pour notre sécurité, avec et dans l’Europe.

L’Australie, cernée d’océans, a fait il y a quelques temps, une communication pour sa Navy, qui pourrait servir d’exemple.

Alors cessons la discrétion !

*Les articles de ce site ne sont pas la critique sur le fond des personnes publiques , mais une analyse des choses perçues, des risques liés aux communications et des enjeux de celles-ci. Les noms cités ne le sont que pour comprendre leur impact au travers de déclarations ou de comportements médiatisés. Retrouvez tous les articles 2021 sur : https://adcasecom.agency/blog

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