Covid 19, Ecologie, Economie : 100% sinon rien

Article écrit par : Ad Case https://adcasecom.agency/blog

La période Covid 19, avant qu’elle ne prenne fin, nous aura appris quelque chose : il y a des domaines où le 100% est la seule voie de sortie durable. Il y a donc des sujets pour lesquels négocier est une mauvaise idée.

Pour ce qui est de la pandémie, c’est un 100% de vaccination, et non des chiffres de 60%, 70% etc… avancés pour redonner espoir et également valider une réelle progression. L’espoir est important et même nécessaire, mais la solution a un synonyme : 100%.

80 %, 90 % ou 100 % : que signifie l’« efficacité » des vaccins ? (lemonde.fr)

Sur le même thème, l’écologie associée à l’économie ne peut avoir d’autre objectif que ce même 100% afin de sauvegarder la planète pour vivre sainement. Tous les autres domaines dépendent de ces trois-là. La santé des personnes et l’habitabilité de la planète ne peuvent avoir de sens que si nous ne sommes pas en survie sur cette terre mais en progrès. Et tant que nous n’aurons pas trouvé mieux, avec la maîtrise de la santé publique et de l’écologie, l’économie reste le moteur principal de tous les autres progrès : culturels, technologiques, sociaux, et globalement du confort humain dans un monde de communication instantanée. Le progrès de la pensée est aussi un enjeu du 100% écologique-économique.

Autant dire la vérité, l’écologie n’a pas encore apporté aujourd’hui la preuve d’une intégration économique viable dans notre société. On en est encore au militantisme et à la morale écologique, donc autant prêcher dans le désert. La question du temps est majeure car les transformations nécessaires à l’échelle du pays ou de l’Europe pour déployer une richesse économico-écologique demanderont des années, voire des décennies. La Chine, peu ouverte aux discussions politiques, a un regard sur le sujet qui dépasse l’aspect « opposition d’idées » pour une approche scientifique. Il fallait bien que l’absence de démocratie ait au moins un petit avantage, même si l’exemple n’est pas à suivre :

10 tendances technologiques 2021 vues de Chine… (informatiquenews.fr)

les projets avancés par les Ecologistes en France sont clairement à l’ordre du jour mais se trompent souvent de cible. Ils incriminent des installations existantes et des comportements coupables, pour résumer, alors que la modification principale à accélérer d’urgence est la structure industrielle : l’objectif zéro déchet-pollution pour les usines, les transports lourds à faire migrer vers le réseau ferré, le réseau de « quick-charge » pour les véhicules dans toutes les stations, l’apprentissage des impacts indirects sur l’environnement de technologies non-encore maîtrisées (lithium pour les batteries, durée de vie des éoliennes...), la transformation de l’aviation civile et militaire, les implications et solutions économiques de la transformation agricole, la dépollution du numérique etc… L’écologie numérique : infographie, chiffres-clés et conseils pour une dématérialisation plus verte | Archimag

L’économie, car il faut l’associer, n’est pas juste la question de la rentabilité de l’écologie. Une économie écologique est-elle possible ? | Alternatives Economiques (alternatives-economiques.fr) L’objectif de 100% est celui de l’offre réelle et concrète aux personnes. Si, par exemple, toutes les stations-service permettaient de recharger en 10 minutes sa batterie automobile, ou de la changer en standard, nul doute que la vente des véhicules électrique s’envolerait. Ce n’est pas la « foi en l’écologie » qui fonctionnerait, ce serait d’abord la possibilité puis l’absence d’autre choix. La suppression de l’énergie fossile, ensuite, serait le symbole de l’objectif atteint dans le domaine des véhicules particuliers et transports routiers. Avant cela, il y aura toujours de la pollution automobile, tant qu’une offre double, électrique-fossile, existera. C’est donc bien 100% ou rien. Une fois cette offre unique mise en place, pour rester sur cet exemple de l’automobile, la consommation d’énergie comme l’achat de véhicules reprendra son cours avec à la clé de probables nouvelles offres propres à dynamiser l’économie générale. C’est donc l’industrie qui détient les réponses.

Fin des voitures thermiques: le calendrier se précise de plus en plus (msn.com)

Le militantisme écologiste est un véritable acte de foi, et il ne s’agit pas de balayer les protestations car elles représentent l’inquiétude et pointent des problèmes réels. Mais la solution, car l’humain est ainsi fait, viendra de l’acquisition de produits qui apportent un bénéfice pour l’utilisateur, avec au début une sensation de bonne action pour la planète puis des habitudes de consommation durable « sans y penser« . Airbus et ses partenaires lancent la première étude sur un carburant 100% durable (francebleu.fr) Ce « sans y penser » sera le 100%. Il en va de même pour la protection sociale, l’emploi, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’éducation, la sécurité ou la paix : ils ne seront en progrès que si la base économique est saine car c’est la pauvreté qui oblitère tous ces thèmes. Les écologistes seront les patrons quand ils auront pris en compte l’activité économique et la consommation comme des moteurs de l’écologie et non comme des ennemis.

Perspectives économiques de l’OCDE (oecd.org)

Nous avons vu, au travers de l’expérience de la pandémie, que lorsque les Etats prennent en main un sujet pour en faire une priorité gouvernementale, les solutions apparaissent, même dans l’urgence. Cela n’a pas été simple mais ça fonctionne (pour l’instant), et il s’agissait d’un enjeu de même niveau que celui de l’écologie associée à l’économie. Nous entendons, de la part de chaque parti ou groupe politique, au gré des événements, des projets de sécurité (en ce moment), de transformation-climat (parfois juste par obligation), d’égalité femmes-hommes (pas assez), mais pas de réelle prise en main du sujet à tous les étages gouvernementaux. L’histoire de « l’écologie de l’Etat » est une suite d’échecs ne serait-ce que par l’idée d’en faire un ministère. De Borloo à Hulot : 10 personnalités passées par le ministère “galère” de l’environnement en 50 ans (franceinter.fr) Comme s’il n’y avait qu’un seul lieu pour l’écologie. Les autres ministères ont toujours un « oui, mais » à opposer, le cas le plus connu étant celui du glyphosate. (Sortir du glyphosate | Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation) Il y a des « oui, mais » un peu partout et ce sont eux qui barrent la route du 100%.

Macron à Douai pour lancer une giga-usine de batterie électriques, 1.000 emplois à la clé (latribune.fr)

Il y a des progrès. Beaucoup d’entreprises avancent, souvent plus vite que les dirigeants politiques. Ils seraient heureux de se sentir tous (pas seulement Renault) soutenus et encouragés pour gagner la bataille du délai prévu de dégradation mortelle du climat.

Mais il reste un « mais« :

Aurons-nous le temps d’atteindre 100% ?

*Les articles de ce site ne sont pas la critique sur le fond des personnes publiques , mais une analyse des choses perçues, des risques liés aux communications et des enjeux de celles-ci. Les noms cités ne le sont que pour comprendre leur impact au travers de déclarations ou de comportements médiatisés. Retrouvez tous les articles 2021 sur : https://adcasecom.agency/blog

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