Covid 19 : le Masque de la France Riche

Article écrit par : Ad Case https://adcasecom.agency/blog

Riches, pauvres, ou dans la moyenne, de Droite ou de Gauche, les français savent tous depuis longtemps que la politique théorique des premiers de cordée et du ruissellement tient plus du slogan que d’une réalité quelconque. Ce que n’a pas manqué de rappeler Joe Biden. On peut faire confiance aux américains pour leur connaissance des effets de l’argent : Etats-Unis : Pour Joe Biden, « la théorie du ruissellement n’a jamais fonctionné » (20minutes.fr) . Mais depuis l’apparition du virus sur la planète, les inégalités se sont creusées un peu partout, la France n’étant pas le meilleur élève de la protection égalitaire. Que l’on soit de Gauche, de Droite ou du Centre, l’inégalité devenue exponentielle à l’occasion de la pandémie devrait être, « quoi qu’il en coûte« , un axe majeur de stratégie politique pour 2022, et pour chaque candidat. La limitation, puis la réduction des inégalités, n’est plus une question de bord politique, mais une mission d’intérêt général et de paix sociale.

La France n’est pas la seule concernée, mais nos performances « ultrariches » sont indéniablement visibles. Nous ne sommes plus dans des réglages à optimiser mais dans une politique d’inversion urgente à décider. Les ultrariches ne sont ni des coupables ni des hors la loi, et ils doivent pouvoir participer en tant que citoyens à cette inversion. Le combat est global, ni moral, ni juridique ou fiscal, mais plus que nécessaire et sociétal. L’ennemi, c’est la pauvreté.

La tradition française, mais aussi européenne, est de considérer qu’une répartition équitable de la richesse doit se réguler au travers de taxes, d’impôts, de prélèvements sur les successions, et autres instruments fiscaux relativement nombreux et plus ou moins acceptés. La diminution de l’ISF décidée par E. Macron sous forme d’une migration vers le patrimoine restera une mesure incomprise, ce qui en politique est une faute ou un boulet. Suppression de l’ISF : un échec politique (lemonde.fr) Peu importe la légitimité ou non de la mesure, c’est son impact sur l’opinion qui compte, et le volume des inégalités, explosé durant cette période Covid, renforce la faute. Covid-19 et confinement : l’explosion des inégalités (franceculture.fr) Les chiffres ne mentent pas, et ce qui apparaît aujourd’hui comme un surplus de cynisme, c’est l’absence visible de participation de la « zone ultrariche » à l’effort de guerre, pour reprendre le fameux thème « nous sommes en guerre » d’E. Macron au début de la pandémie.

Du point de vue de la communication politique, l’attente publique n’est pas une diatribe « contre les riches » qui n’aurait pas de sens dans la réalité. On se souvient des début présidentiels de F. Hollande sur le sujet, avec des mots forts, peu suivis de faits et encore moins d’effets. Hollande au Bourget : «Mon véritable adversaire, c’est la finance» – Le Parisien . La question complexe à laquelle est confronté un responsable politique est la mise en valeur de la France en tant que « marché » et la gestion sociale des inégalités. Les ambassadeurs réels de la France à l’étranger sont B. Arnaud (LVMH), la famille Hermès, la famille Bettencourt (L’Oréal), la famille Pinault (PPR) etc… Les 100 plus grosses fortunes de France en 2020 selon Capital – Capital.fr Il n’est pas question de les faire fuir, mais « en même temps » l’exigence d’une participation à la réduction des inégalités creusées par la période pandémique serait une forme de communication saine et reconnue comme utile par l’opinion. Il n’est d’ailleurs pas certain que les fortunes citées et la centaine de suivants sur la liste ne soient pas d’accord avec le principe.

Toute communication d’aide est positive. Un effort encadré par l’Etat serait un « social washing » pour ces marques. Certaines marques commerciales n’hésitent pas à se « verdir« , alors pourquoi celles du luxe et de la distribution n’utiliseraient-elles pas le marketing éthique, « version sociale » mais avec une réalité financière humanitaire, au lieu d’un simple coup de pinceau menteur comme le font beaucoup de produits avec le bio ?

Aujourd’hui, le silence des politiques autour d’une participation des grandes fortunes à l’infortune est assourdissant. Les projets politiques, sur-tendus par la crise sanitaire, viennent alimenter la crainte de crises sociales majeures sans qu’aucune voix d’accalmie ne s’élève en traitant le sujet sans peur ni haine des riches. L’Etat prépare le terrain d’une réforme des retraites, dans une ambiance d’endettement à long terme , ces deux axes étant à coup sûr une massue assénée sur la génération des 20-30 ans.

Naturellement, les ultrariches ne peuvent régler tous les points de faillite financière, et les français resteront toujours suspicieux vis-à-vis d’eux. Mais leurs actions coordonnées avec l’Etat pourraient modifier les points de vue, en améliorant les ordinaires.

Les millions donnés à Notre-Dame sont respectables, ceux qui participeraient aux RMI seraient historiques.

*Les articles de ce site ne sont pas la critique sur le fond des personnes publiques , mais une analyse des choses perçues, des risques liés aux communications et des enjeux de celles-ci. Les noms cités ne le sont que pour comprendre leur impact au travers de déclarations ou de comportements médiatisés. Retrouvez tous les articles 2021 sur : https://adcasecom.agency/blog

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