Nations : La Démocratie et la Guerre

Article écrit par : Ad Case https://adcasecom.agency/blog

Une longue période de paix sur le territoire français et ceux de nos voisins européens a pu faire oublier aux générations d’aujourd’hui que la guerre était une donnée, parmi d’autres. L’histoire européenne – 60 ans de progrès partagé : la paix – BEP Europe Direct (bep-europe-direct.be) L’agression expansive et rampante de la pandémie, considérée comme « guerre » par E. Macron, a pu rendre confus ce concept, pourtant dramatiquement simple. Une communication erronée autour d’un fléau n’en change pas sa nature, si ce n’est pour la science et les personnels de santé qui entrent en combat. La pandémie «n’est pas une guerre», mais un «test d’humanité» | JDM (journaldemontreal.com) Un ennemi sans drapeau ni arme, biologique ou climatique, est un défi à l’humanité. Mais ce n’est pas une guerre.

L’idée de guerre, dans son sens premier, est exclue de la psychologie démocratique parce que c’est une forme qui ne peut exister qu’après utilisation sans succès de toutes les autres formes d’échanges pour résoudre un conflit. L’autre facette de cette disparition des esprits est que l’accord de bon voisinage en Europe semble tenir le coup, après de nombreuses décennies depuis la seconde guerre mondiale. La théorie de la paix démocratique, clé pour éviter la guerre ? – Relationateypunto Relationateypunto – internationalisation des entreprises (relacionateypunto.com) La troisième n’ayant pas eu lieu pour l’instant, le concept est quasiment mort, dans le champ d’imaginaire des citoyens d’aujourd’hui en France, même si le mot est utilisé. L’absence de contact réel et physique avec les tensions extérieures ont réduit en France comme en Europe la notion de conflit aux incivilités et menaces, crimes familiaux ou règlements de comptes et actions terroristes sur le territoire Délinquance : la France fait face à une guerre des gangs (rtl.fr) : toutes actions violentes proches de nous mais brèves, d’objets différents, et du ressort du maintien de l’ordre plus que de l’armée. Cette dernière est d’ailleurs la grande inconnue des citoyens.

L’Afghanistan et cette période de débâcle des collaborations occidentales montrent un visage de la guerre qui n’a rien de démocratique. Le visage de la paix ne l’était pas plus malgré les investissements monumentaux en hommes et en argent. Les communications qui en étaient faites auprès des français étaient rares, l’aspect fou et médiatisé lié au 11 septembre 2001 ainsi que la chasse de Ben Laden donnaient aux américains le rôle majeur. Dix ans après la mort de Ben Laden, Joe Biden évoque un moment qu’il n’oubliera « jamais » (france24.com) Ce rôle leur est conféré aussi, avec peu de charité chrétienne, par l’Europe dans la débâcle finale. En Afghanistan, la débâcle américaine est pire que celle de l’URSS – AgoraVox le média citoyen La défaite est rarement le moment de la prise de responsabilité. Au-delà des faits, on pourrait comprendre en tant que simples citoyens-spectateurs, que les forces en présence autour de ce dramatique imbroglio islamique sont manifestement bien plus puissantes et plus vastes que ce petit pays entrant dans l’obscurantisme.

Si nos médias d’information ne focalisaient pas à 90% de leur temps sur les détails insignifiants ou égocentrés, on pourrait peut-être mieux situer nos démocraties et leurs potentielles guerres. Réinventer les chaînes d’info en continu | la revue des médias (ina.fr) La démocratie est lente face à un conflit. Non que les gens le soient, ni même que les responsables politiques le soient dans leur attitude, mais parce que face à la barbarie, on tente quand même en premier lieu les autres solutions possibles et civilisées. La « paix démocratique » n’évite pas les conflits internationaux – Actualité Houssenia Writing Personne ne peut juger du bien-fondé ou non de cela. Mais on sait que la barbarie est une forme qui ne négocie pas ou pas longtemps, que les actes ne suivent que rarement les mots d’apaisement et que la vitesse de réaction armée est supérieure à la nôtre, parce que la décision est plus rapide. Ce n’est pas un processus démocratique. Emmanuel Macron sur l’Afghanistan : « On ne peut pas imposer la démocratie, un gouvernement depuis l’extérieur » (msn.com)

Quand les américains ripostent à l’attentat de l’aéroport de Kaboul, c’est un drone qui tue une cible, sans victimes civiles. Le message est : « pour nous la guerre est civilisée, contrairement à la vôtre« . Kaboul : un drone américain a bombardé un véhicule de l’Etat islamique chargé d’explosifs (msn.com) L’aspect éducatif ou donneur de leçons démocratiques de l’Amérique est toujours présent dans leurs actions relayées par les médias. Pendant ce temps, la CIA discute avec les talibans, médiatisant ainsi une ultime forme de « portage de paix » propre à rassurer, comme si un ennemi commun (EI) allait suffire pour se comprendre et sauver les femmes afghanes du moyen-âge. Afghanistan : le patron de la CIA a rencontré à Kaboul le cofondateur des talibans | LCI

Un équilibre possible, dont l’Europe et les Etats-Unis devraient faire partie, est celui de la Chine et de la Russie face à l’E.I.. L’absence de jugement moral de ces deux nations dans l’affaire afghane et des talibans ne les exemptent pas de considérer Daesh et l’ensemble des factions terroristes islamiques comme une nuisance internationale. La Russie et l’Occident face à un ennemi commun | Yandexfr (wordpress.com) Sur ce point au moins on pourrait se mettre d’accord, coordonner des forces, lutter et combattre car c’est une guerre qui n’a que faire des principes démocratiques ou même religieux. On a pourtant bien une structure qui a cet objectif, depuis 3 quarts de siècle :

United Nations

Ce scénario a été rendu injouable par l’indifférence de la Chine face aux principes talibans en préservant avant tout des voies commerciales, à l’opposé de nos règles démocratiques. La Chine se reconfigure en puissance technologique (msn.com) La culture de la Russie, et des alliés comme l’Iran, et dans une mesure plus compliquée la Syrie, bloque un réel investissement commun avec nous au Moyen-Orient. L’Europe a pourtant un ennemi commun avec la Chine, la Russie, les Etats-Unis : le terrorisme islamique. Pour les premiers, il dégrade le commerce, pour les suivants, il gêne l’influence militaire et politique, pour le troisième, il est le mal, et pour l’Europe, il gangrène la démocratie. Ce résumé est évidemment lapidaire, le sujet essentiel restant de mettre fin aux massacres. Les positions et moyens sont pourtant suffisants pour se parler et faire. Coalition internationale contre Daech : réunion d’experts de haut niveau au Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (25.06.19) – Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (diplomatie.gouv.fr)

Affirmer le rôle de la France dans les médias, comme si une démocratie pouvait gérer seule cette situation, n’est pas une communication convaincante. La troisième guerre est déjà en route, et elle dure parce qu’elle n’a pas de riposte mondiale.

Contrairement à la pandémie, qui n’est pas une guerre.

*Les articles de ce site ne sont pas la critique sur le fond des personnes publiques , mais une analyse des choses perçues, des risques liés aux communications et des enjeux de celles-ci. Les noms cités ne le sont que pour comprendre leur impact au travers de déclarations ou de comportements médiatisés. Retrouvez tous les articles 2021 sur : https://adcasecom.agency/blog

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