Politique et Social Média : Candidats Inside

Article écrit par : Ad Case https://adcasecom.agency/blog

La vie sur les réseaux sociaux, autrement dit la « vie virtuelle« , ressemble en beaucoup de points à celle, peut-être plus passive, des médias grand public. Les personnalités politiques, candidates ou non aux présidentielles 2022, y sont classées, répertoriées et suivies dans des hiérarchies inspirées des sondages que nous recevons quasi quotidiennement au travers des médias dits classiques. Les Politiques sur Réseaux Sociaux (favikon.com) La puissance du média ne fait aucun doute avec des acteurs et plateformes qui servent à la fois de lieu d’exposition et de média d’échanges et d’interactions.

L’enjeu simple des réseaux sociaux, dans le domaine politique et en particulier en phase de campagne électorale, est de séduire ou même convaincre les populations qui votent le moins et qui sont les plus stratégiques pour le futur. Elections: Qui sont les abstentionnistes? – L’Express (lexpress.fr) Les jeunes, bien sûr, mais aussi les catégories actives, entrepreneuses, les intellectuels, les écrivains, les métiers culturels, les internationaux, et globalement un grand nombre de métiers d’avenir. Étude sur les jeunes et les réseaux sociaux – Infographie 2021 (journalducm.com) Si on prend l’exemple de la réforme des retraites qui reste le caillou dans la chaussure de tous les gouvernements, les premiers concernés de manière concrète sont ces populations qui connaitront un impact de cette réforme dans leur vie. La réforme de la retraite en 2025 : pour qui ? (tacotax.fr) Les gens plus âgés ou les ados sont des univers où l’indifférence relative au sujet est une forme naturelle d’insouciance pour les plus jeunes et de fatalisme pour les plus âgés.

La cible, c’est la « Génération Z« , les personnes nées entre 1995 et 2010, composée de jeunes adultes, d’ados et pré-ados. Cela déborde sur les trentenaires et plus qui ont appris Internet dans ses évolutions primaires mais qui maîtrisent et utilisent les réseaux sociaux et plateformes depuis leur époque « collège » avec les usages « smartphone » intégrés également depuis longtemps. Smartphone et politique : le triomphe du «populisme» numérique (lefigaro.fr) L’inconvénient principal de « La Politique » dans son désir de contact avec ces tranches de population, c’est qu’en dehors des échanges professionnels, de services privés ou d’information pure, elle « n’attend pas » les politiques sur ce terrain. Tendance 2021: les influenceurs sont les grands gagnants de la crise (ladn.eu) Le fait est que les « influenceurs (euses) » sur Internet ne sont pas particulièrement orientés sur ce thème-là, avec une sorte d’amalgame de style entre la télé-réalité et les sujets abordés. C’est un univers très éloigné du sérieux de la politique. L’image caricaturale est aussi liée à l’argent avec le sentiment dominant qui est qu’on gagne plus en se maquillant à l’âge de 15 ans sur You Tube ou Tiktok qu’à 30 ans après 10 ans d’études de médecine.

Toutefois, même si les essais ne semblent pas pour l’instant très concluants, la politique existe et progresse sur les réseaux sociaux. Barak Obama avait inauguré cela de manière massive lors de sa première campagne, Donald Trump ayant, lui, parfaitement intégré le style « télé-réalité » avec les succès d’audience correspondants. Trump président : quel rôle ont joué les médias et les réseaux sociaux ? (hebergementwebs.com) La France, avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni, est parmi les pays qui font le moins confiance aux médias d’actualité pour informer (cf graph ci-dessous). Si on ajoute à cela la désastreuse image des politiques aujourd’hui en France, il y a un effet « diviseur » de la performance possible, a priori. C’est sur ce point que le social média peut jouer un rôle majeur s’il est bien utilisé par les candidats aux Présidentielles.

Même si E. Macron a généré près de 150 millions de tweets en devenant la personnalité la plus mentionnée sur Twitter, sa popularité-image sur les réseaux sociaux reste bien plus faible que ses homologues étrangers. La forme et le choc sont les recettes qui fonctionnent, D.Trump en ayant fait la démonstration quasi-quotidienne pendant son mandat. L’inconvénient, c’est qu’à l’instar des médias de masse, la règle du « choc négatif plus payant que la bonne nouvelle » est aussi de mise. E. Zemmour et Sandrine Rousseau, sans les comparer politiquement, font, ou ont fait, un carton d’audience par les déclarations de rupture et de radicalité qui forcent l’imaginaire et la curiosité. Zemmour et Rousseau explosent sur les réseaux sociaux, Hidalgo et Montebourg à la traîne – Capital.fr A. Montebourg, A. Hidalgo, X. Bertrand, V. Pécresse, M. Le Pen sont à la traîne sur ce média, peu enclin à la patience (courtes vidéos, phrases choc etc..) et aux analyses approfondies.

La forme compte pour séduire un public aussi difficile et peu participatif aux votes. Les mots d’E. Zemmour et S. Rousseau se passent de forme, car ils sont la forme. Le défi lancé par E. Macron à Mc Fly et Carlito début 2021 pour l’aide aux hôpitaux avec les gestes barrière a fonctionné (+10M vues). Cela reste un « coup » et non une communication durable mais cela montre une tentative de compréhension et d’intégration pour une cause indirectement politique. Pour les jeunes, les politiques n’ont rien à faire sur leurs réseaux sociaux… | Comarketing-News X. Bertrand fait du « naturel et proche des gens« , V. Pécresse achète de la pub sur Twitter (est-ce autorisé ?), et Arnaud Montebourg fait de la dédicace virtuelle. Rien à redire au contenu en soi (ce n’est pas l’objet de l’article) mais la forme est désastreuse pour faire face aux imprécations d’E. Zemmour ou aux défis d’E. Macron. Ces politiques issus de « l’école politique« , avec une formation plus que sérieuse pour exercer ce métier, se plantent quand il faut en parler, et convaincre dans des formats chocs. En bref, sur les réseaux sociaux « le chiant tue« . Les enseignements des campagnes politiques en Social Media – ZDNet

La suite de la campagne présidentielle utilisera le social média comme un enjeu stratégique de modernité, de proximité et de compréhension des publics qui fuient la politique.

Pour les démocrates de tous bords sur les réseaux sociaux, sans violence de mots, la créativité reste la seule solution.

*Les articles de ce site ne sont pas la critique sur le fond des personnes publiques , mais une analyse des choses perçues, des risques liés aux communications et des enjeux de celles-ci. Les noms cités ne le sont que pour comprendre leur impact au travers de déclarations ou de comportements médiatisés. Retrouvez tous les articles 2021 sur : https://adcasecom.agency/blog

2 commentaires sur « Politique et Social Média : Candidats Inside »

  1. A propos des abstentionnistes, cher ami, vous en avez oublié pas mal : les précaires au chômage depuis bien longtemps (+1 d’un an, 5 ans voire 10 ans), les personnes d’anciennes générations touchant le minimum vieillesse, SDF.. Ils sont aussi importants que les jeunes. Inscrits sur les listes électorales, ou non ! Bien à vous

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    1. Merci pour votre commentaire. Vous avez raison, mais le sujet de l’article porte sur les audiences les plus fortes des réseaux sociaux. Toutes les catégories sont importantes bien sûr mais celles auxquelles vous faites référence ne sont pas les plus représentées dans ces audiences. Je ferai un article sur ces groupes de personnes, mais c’est un autre sujet. Amicalement.

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