Politique 2022 : Catastrophes Non-Naturelles

Article n° 183 du 22 août 2022, écrit par : Ad Case https://adcasecom.agency/blog

Les événements récents concernant l’Ukraine et la centrale nucléaire de Zaporijia rappellent évidemment l’incompétence soviétique ayant conduit à la catastrophe de Tchernobyl dans la nuit du 25 au 26 avril 1986. La différence entre les deux est que l’un s’est produit et l’autre pas encore. Guerre en Ukraine : la centrale nucléaire de Zaporijia au centre des inquiétudes (francetvinfo.fr) Mais à bien y réfléchir, la situation paraît échapper aux agresseurs russes, avec le même lot d’ignorances et d’approximations technologiques qu’à l’époque, accompagné d’une circonstance de guerre provoquée par leur Etat rêveur de revanche. Mais l’Europe, dont la France par la voix d’ E. Macron, ne doit pas tomber dans le panneau dressé par V. Poutine. Il y en a un, ou plusieurs. Comme toujours. Guerre en Ukraine: le feu vert de Poutine à l’AIEA pour inspecter la centrale de Zaporijjia (lefigaro.fr)

Zaporijia et le marché de dupes : E. Macron annonce la reprise d’un dialogue avec V. Poutine et un accord sur l’envoi d’experts pour s’assurer de la sécurité de ce site nucléaire. Cette démarche conduirait inévitablement à un rapport circonstancié, traduit par le Kremlin comme une approbation de l’Europe de cette « conquête » russe sur l’Ukraine. Le danger nucléaire civil ou militaire est aujourd’hui le fait de V. Poutine et des troupes russes. Il faut les chasser de là avant de pouvoir assurer une sécurité quelconque. La France risque d’être un jouet dans cet échange qui aurait dû logiquement avoir lieu avec l’Ukraine, propriétaire légitime. Guerre en Ukraine : une catastrophe nucléaire pour l’Europe ? Zelensky alerte sur les risques liés à la centrale de Zaporijia – ladepeche.fr

Armageddon russe: en 2022, la Russie détiendrait quelque 6 000 ogives nucléaires devant les États-Unis (5 977 pour la Russie, 5 428 pour les États-Unis), ce qui la place en tête de liste dans le classement des puissances nucléaires mondiales. Satan 2 (image), peut parcourir 10 000 kms et détruire la France en une fois. Quand un interlocuteur unique possède cette capacité, il est fort probable qu’aucune discussion ne se termine à son désavantage. L’OTAN a une réponse plus forte avec la coordination des pays. C’est le moment de s’en vanter dans les médias russes. La peur pour la peur, seul argument tangible face à V. Poutine. La Russie, une première puissance nucléaire mondiale imprévisible – Geo.fr

L’Iran et le nucléaire de moins en moins civil : l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a rendu son verdict le 8 novembre dernier. Verdict : de « sérieuses inquiétudes » fondées sur des informations « crédibles ». L’Iran préparerait bien la bombe nucléaire. Ebrahim Raisi et V. Poutine, en frères improbables dans la vie, sont comme cul et chemise dans leur lutte anti occident. Satan revient en boucle dans les échanges pour des raisons différentes mais avec des jouets de même conception. L’OTAN, encore, pourrait s’en mêler, histoire de leur rappeler les principes d’une dissuasion. Fabriquer la bombe nucléaire, l’Iran s’en estime capable (lejournalinfo.com)

Corée du Nord, le petit frère Pétard de la Chine : un arsenal d’environ 20 à 30 armes nucléaires et de suffisamment de matières fissibles pour 30 à 60 armes nucléaires supplémentaires. Dans un conflit Est-Ouest, la Chine pourrait se servir de la Corée du Nord comme ouvreur de salle, dans une alliance russe, pour ne pas s’impliquer directement. La puissance destructrice aux mains de ce potentat économiquement aux abois est disproportionnée. Le peuple passe après, règle d’or de cette catégorie d’Etat. Le rapprochement avec la Russie donne des marges de manœuvre à la Corée du Nord (lemonde.fr)

Arsenal de la Chine : d’abord Taïwan. La Chine, c’est 350 ogives et un nombre inconnu de matériels dissimulés dans 4800 kilomètres de galeries souterraines. Les missiles balistiques intercontinentaux servent la dissuasion, mais la Chine développe les missiles tactiques pour l’éventualité d’un conflit armé avec Taïwan. Après la visite de Nancy Pelosi pour assurer le soutien américain à Taïwan, ce secteur est sous la pression d’une guerre froide sino-américaine. La Chine augmente son arsenal nucléaire, et connaît le «plus grand développement militaire de l’histoire», alerte un commandant américain | Epoch Times

Inde, Israël, Pakistan : A eux trois, ils disposent d’environ 400 ogives nucléaires. L’Inde et le Pakistan ne sont pas déclarés alliés ou non avec la Russie, mais jouent l’intérêt national dans un contexte de tensions vives entre ces deux pays. La dissuasion joue ici à plein, mais dans une forme minoritaire, sauf alliance avec la Russie, la Chine ou l’OTAN. L’incertitude est liée à la situation économique défensive de ces pays (exception faite d’Israël, allié des Etats-Unis) dont les partenariats s’étendent à toutes les nations citées ici. L’Inde a accidentellement envoyé un missile au Pakistan, selon le ministère de la Défense – ladepeche.fr

OTAN/ Russie : l’équilibre dissuasif. « On ne tue personne si on risque de tuer tout le monde. » Il semble bien que les évolutions technologiques d’armement tactique aient fait évoluer ce nucléaire total vers des possibilités d’utilisations plus locales (type Hiroshima). Cette stratégie possible, en Ukraine ou ailleurs, relance le débat sur les armes « interdites » de type nucléaire, chimique, bactériologique (NBC) à objectifs locaux. Le « grand équilibre » perd donc de son sens face aux multiples risques de destructions massives mais géographiquement limitées (ville). Les dirigeants occidentaux doivent relancer les programmes de désarmement mais en orientant le sujet sur le matériel tactique. Pour les autres pays, Russie et alliés, cet échange n’aura lieu qu’une fois l’agression de l’Ukraine terminée. Si elle prend fin. OTAN et Russie jouent à la bataille navale en mer Baltique (radiofrance.fr)

On voit bien que le rôle de la France dans cette description pré-apocalypse est à la fois important et faible. Important parce que la démocratie doit être défendue même avec des arguments de dissuasion, et faible parce que les enjeux mondiaux dépassent de loin notre influence comparativement aux Etats-Unis. Ils sont le seul contrepoids nucléaire à la Russie. Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine met au défi les Occidentaux de défaire la Russie (lemonde.fr) Par ailleurs, les capacités des pays mineurs sur le sujet (Corée du Nord, Inde, Chine, Pakistan, Iran, Israël, Royaume-Uni) peuvent créer « l’incident » qui entraînera un cycle mortifère. Cela pourrait aussi venir d’une erreur de tir russe. C’est pour cette raison que l’Europe, et la France en tant que puissance nucléaire, ne doivent pas se soumettre aux demandes de V. Poutine sur la centrale de Zaporijia mais imposer un processus, et réintégrer des ingénieurs ukrainiens ou européens dans cette centrale. Guerre en Ukraine : face au risque d’un accident nucléaire à Zaporijia, Macron et Poutine renouent le dialogue (lemonde.fr)

La Russie de Poutine est l’envahisseur. Ne lui donnons pas un aval de circonstance qui se retournera contre l’Ukraine, contre nous, et nourrira la propagande russe.

*Les articles de ce site ne sont pas la critique sur le fond des personnes publiques , mais une analyse des choses perçues, des risques liés aux communications et des enjeux de celles-ci. Les noms cités ne le sont que pour comprendre leur impact au travers de déclarations ou de comportements médiatisés. Retrouvez tous les articles 2021 et 2022 sur : https://adcasecom.agency/blog

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